Le Pacte est l’histoire de Moussa Diop, un entrepreneur sénégalais ambitieux mais rongé par les dettes. Pour sauver son entreprise, il emprunte 50 millions de francs CFA à El Hadj Ndiaye, un riche investisseur puissant et impitoyable, avec promesse de rembourser en quatre ans. Mais les affaires périclitent, les dettes s’accumulent et Moussa, incapable de tenir sa parole, se retrouve menacé de prison et de ruine.
Acculé, il conclut avec El Hadj un second pacte, plus monstrueux que le premier : il lui offre sa fille Aïda, étudiante en médecine, en échange de l’effacement de sa dette. Aïda refuse d’abord, tente de fuir, puis finit par céder sous le chantage affectif de son père : si elle refuse, Moussa ira en prison, sa mère sera seule, son frère abandonnera l’école, sa sœur devra revenir de Paris. Le mariage forcé a lieu. Aïda devient la femme d’un homme qu’elle n’aime pas, dans une prison dorée faite d’isolement, de contrôle et d’humiliations.
Pendant quatre ans, Aïda subit en silence. Elle devient médecin, soigne les enfants du quartier, mais reste enfermée dans un univers où El Hadj règne en maître. Sa rencontre avec Fatou, une voisine militante des droits des femmes, change tout. Encouragée et soutenue, Aïda rassemble des preuves, consulte une avocate, Maïmouna, et décide de se battre. Moussa, rongé par la culpabilité, refuse finalement de trahir sa fille ; El Hadj, sentant la rébellion, devient plus violent et menace de détruire toute la famille.
Le procès est public. Aïda affronte El Hadj, dévoile le pacte, les menaces, la séquestration. Moussa avoue tout, s’effondre et demande pardon. El Hadj est condamné à dix ans de prison ferme pour mariage forcé, séquestration, violence psychologique et abus de faiblesse. Le mariage est annulé. Aïda est libre.
Moussa n’est pas poursuivi, car Aïda choisit de ne pas l’impliquer, mais il est jugé par sa conscience. Il vend son entreprise, tente de se reconstruire et plante un fromager dans son jardin, symbole d’une réparation impossible mais nécessaire. Aïda reprend ses études, s’engage dans une association, part à Paris. Elle finit par pardonner à son père, mais la relation père-fille reste brisée. Le roman se termine sur une renaissance fragile : Aïda est libre, Moussa tente de devenir meilleur, et l’arbre grandit lentement, comme l’espoir.