Dans Aimer et se faire aimer, Célestin Papana donne la parole aux enfants rejetés, abandonnés ou contraints de vivre dans la rue. L’auteur s’appuie sur des expériences et des témoignages recueillis notamment dans les rues de Kinshasa et auprès d’enfants accompagnés par OSEPER.
À travers Gaü, personnage fil conducteur, le livre raconte la violence du rejet et les conséquences de l’abandon familial. Accusé injustement de sorcellerie, l’enfant est chassé de sa famille et découvre la dure réalité de la rue. Son parcours symbolise celui de nombreux enfants confrontés à la peur, à la faim, à la solitude et à l’absence de protection.
L’auteur examine également le rôle de la famille, l’importance de l’amour filial et les conséquences des paroles et des comportements qui détruisent l’estime de soi d’un enfant. Il interroge aussi le regard de la société, notamment les préjugés, les croyances et l’indifférence qui peuvent transformer un enfant vulnérable en victime.
Mais l’ouvrage ne se limite pas à dénoncer. Il met en lumière OSEPER, qui accompagne les enfants par l’éducation, les soins, la formation et la réinsertion familiale. Cette démarche montre qu’une reconstruction est possible lorsque l’enfant est écouté, reconnu et entouré.
À travers ses différents chapitres — le rejet, l’amour filial, le regard de la société, les saisons d’un cœur, OSEPER et la réinsertion socio-familiale — le livre lance finalement un appel à la responsabilité collective. Il invite les parents, éducateurs, responsables religieux, autorités et citoyens à ne plus détourner le regard et à replacer l’amour, la dignité et la protection de l’enfant au cœur de la société.